L’Innocent 😇

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On peut également interpréter ou catégoriser l’Innocent comme étant un utopiste, un traditionaliste, un naïf, un mystérieux, un saint, un romantique, un rêveur.

Désir principal : connaître le paradis
But : Ãªtre heureux
Peur : faire quelque chose de mal ou de mauvais qui provoquera une punition
Stratégie : faire les choses bien
Don : foi et optimisme

🎮 NIVEAUX DE L’INNOCENT

L’appel : un désir de pureté, de bonté et de simplicité
Niveau 1 : simplicité enfantine, naïve, dépendante, obéissante, confiante, idyllique
Niveau 2 : renouveau, positif, réinvention, recadrage, nettoyage, retour à la « Terre promise »
Niveau 3 : un sentiment presque mystique d’unité ; voyage intérieur et non extérieur ; être, et non faire
Côté obscur de la force : déni, répression

👍 UN BON ARCHÉTYPE SI TA MARQUE OU SOCIÉTÉ…

L’archétype de l’Innocent fournit une bonne structure pour les marques qui :

  • apportent une réponse relativement simple à un problème identifiable
  • sont associées à la bonté, la moralité, la simplicité, la nostalgie ou l’enfance
  • ont des fonctions associées à la propreté, à la santé ou à la vertu et qui sont reproductibles à l’infini
  • ont un prix modéré à bas
  • sont produits par une entreprise aux valeurs fondamentales droites et étroites
  • désirent se différencier d’un produit à l’image ternie

Historiquement, de nombreuses marques font implicitement appel aux Innocents en promettant un sauvetage prévisible d’un monde imparfait. Les publicités qui montrent un homme avec des pellicules ou une proposition importante qui risque de ne pas arriver par voie postale à la date limite font appel au désir de sauvetage des gens. Cependant, les consommateurs contemporains réagissent moins bien à des promesses aussi flagrantes de réponses simples. Néanmoins, sous ses formes plus subtiles, l’archétype de l’Innocent a toujours un fort attrait. En fait, à mesure que la vie devient plus complexe, cet attrait ne cesse de croître.

L’archétype de l’Innocent a été utilisé efficacement, même dans des secteurs comme la bière. Par exemple, au début de son lancement national, la bière Coors s’est appuyée sur l’imagerie vierge des montagnes Rocheuses pour se démarquer de la catégorie « planche de charcuterie » et a amené les consommateurs à imaginer John Denver et des ruisseaux d’eau pure. Plus récemment, les bières régionales ont réussi à véhiculer cet esprit. Au lieu d’imaginer une énorme usine lorsqu’ils pensent à la production de ces brassins, les consommateurs se représentent une petite brasserie, pleine de couleurs locales, et ils croient que les caractéristiques du lieu sont en quelque sorte transmises dans l’expérience de la consommation de la bière. Le marketing de l’environnementalisme est un moyen naturel de mettre en valeur l’archétype de l’innocence.

Les publicités Innocentes font donc souvent appel à la nostalgie. Une publicité pour la vodka Belvedere présente une photo d’un vieil homme merveilleusement vivant avec les mots « The same way my father made it. The same way his father made it. The same way his father made it. » La publicité explique en outre que la vodka est « élaborée selon des traditions vieilles de plus de 500 ans ». 

La renaissance de la bière Rheingold, dont les origines remontent à Brooklyn en 1835, a été alimentée par l’énergie de la nostalgie. Les premières publicités de Rheingold jouaient également sur l’optimisme de l’Innocent, affirmant que « soudainement, le verre est à nouveau à moitié plein ». 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Coca-Cola a fait valoir de manière convaincante l’importance d’une boisson fraîche, rafraîchissante et non alcoolisée pour les soldats et Eisenhower croyait fermement au pouvoir de motivation de la marque emblématique. Les forces militaires sont même allées jusqu’à demander à la société de mettre en place des installations de production suffisantes pour fournir 3 millions de bouteilles aux troupes. Après la guerre, Coca-Cola a été associée à un type d’américanisme particulièrement global, qui se distinguait du type Harley-Davidson par son idéalisme.

Au début des années 1970, Coca a encore frappé un grand coup avec les paroles suivantes de sa chanson phare : « I’d like to build the world a home and furnish it with love/Grow apple trees and honeybees and snow white turtle doves. » La chanson était si populaire qu’elle a été diffusée pendant six ans.

QUELQUES EXEMPLES EN VIDEO

Innocent, petites boissons grands rêves

Le guide en 12 chapitres