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Les cocktails et boissons de l’été 2026 : ce qu’on va TOUS boire (et pourquoi)

Les cocktails et boissons de l’été 2026 : ce qu’on va TOUS boire (et pourquoi)

En bref

L’été 2026 se dessine autour de trois axes majeurs : le spritz sous toutes ses formes (Hugo, Limoncello, Campari, et même des versions au rhum), les cocktails savoureux et épicés portés par la tendance « swicy » (sweet + spicy) que Monin pousse à fond, et une offre sans alcool qui atteint enfin une crédibilité de back-bar avec des marques françaises comme French Bloom (investissement LVMH), JNPR Spirits, Citadelle 0.0 et Sober Spirits.

La Margarita reste le cocktail n°1 mondial, mais ses déclinaisons (mezcal, jalapeño, fruit de la passion) redéfinissent le genre.

Les RTD sont la seule catégorie d’alcool en croissance en 2026 (marché mondial à 37,7 milliards $). Et les marques françaises occupent une position disproportionnée sur quasiment chaque tendance majeure.

Les 10 cocktails que tout le monde va commander en terrasse cet été

La Margarita garde sa couronne. Le Bacardi Cocktail Trends Report 2026 la place en tête pour la septième année consécutive ! Mais la vraie histoire, c’est la mutation du cocktail : les versions jalapeño, fruit de la passion et mezcal fumé trustent les cartes de New York à Paris. La tequila continue son règne sur le bar.

Juste derrière, le Paloma (pamplemousse, lime, tequila, soda) est en train de s’imposer comme le cocktail breakout de l’année. Chris Jones, directeur général de Paragon Brands, la positionne comme la succession naturelle de la Margarita pour les occasions de journée. Simple, rafraîchissante, et elle coûte moins cher à réaliser qu’une Marg’ classique.

Le Cosmopolitan poursuit sa résurrection nostalgique des 90s. Lauren Trickett, chez Rémy Cointreau, note que le cocktail revient avec du jus de cranberry 100% et un service plus soigné qu’à l’époque Sex and the City.

La Piña Colada, elle, vit un revival tropical en mode frozen : le bar londonien Coupette propose même une version au Champagne et Rhum Agricole avec sorbet coco. Franchement, ça envoie.

Autre signal fort : le Garibaldi (Campari + jus d’orange frais « fluffy ») est le cocktail que Kimpton Hotels et plusieurs sources américaines placent comme celui qui pourrait détrôner l’Aperol Spritz à l’heure de l’aperitivo. Deux ingrédients, zéro complexité, 100% photogénique.

Le top 10 consolidé à travers toutes les sources analysées :

RangCocktailTendanceMarques associées
1Margarita (+ spicy, fruit, mezcal)Agave / épicéCointreau, El Mayor
2Spritz (Aperol, Campari, Hugo, Limoncello)Low-ABV / aperitivoAperol, Campari, St-Germain
3Espresso MartiniDessert / indulgentGrey Goose, Kahlúa
4PalomaAgrumes / agaveDiverses tequilas
5CosmopolitanNostalgie / comeback 90sCointreau
6Mojito (+ fruit de la passion, basilic)Tropical / herbalBacardi, Rhum Agricole
7Piña ColadaTropical / frozenBacardi, Malibu
8GaribaldiLow-ABV / agrumesCampari
9Dirty Martini (+ truffe, yuzu)Spirit-forwardGrey Goose
10Highballs (whisky, rhum, paloma-style)Session / simpleDivers

Mention spéciale : le Sidecar fait un retour discret, porté par Xavier Herit, ambassadeur Cognac cité dans la presse trade US. Et à Londres, le bar Coupette propose un Coffee Negroni au beurre noisette infusé dans de l’Armagnac et du Banyuls. Deux produits français dans un Negroni londonien : ça dit tout du momentum tricolore ^^.

Le spritz est devenu une catégorie à part entière

On ne parle plus « d’un » spritz. On parle d’une famille. Les Gen Z britanniques le classent cocktail n°1 selon Bacardi et Harpers. Et le shift se fait vers des profils plus citronnés, moins amers, avec le Hugo Spritz (fleur de sureau, Prosecco, menthe, soda) en tête de peloton.

Hugo Spritz - justdrinks.se

St-Germain (Bacardi) reporte une croissance à deux chiffres sur la liqueur de sureau. Le Limoncello Spritz est LE serve estival de 2026 : Paragon Brands identifie Villa Massa comme acteur clé, pendant que côté français, Limoncello Ernest et Awen Nature (Bretagne, triple sec au pamplemousse sanguin et bergamote) créent des alternatives hexagonales.

L’Aperol Spritz lui-même recule dans les classements Difford’s Guide (de la 9e place en 2020 à la 92e en 2025). Olivia Cerio, ambassadrice Campari, pousse le Campari Spritz comme le « cocktail de 2026 ». Freixenet a lancé en avril 2026 un Solare Spritz RTD (citron espagnol, clémentine, romarin) dans plus de 15 marchés. Le Licor 43 Ibiza Spritz (Licor 43 + soda pamplemousse) est distribué au Royaume-Uni pour l’été.

Côté innovation, le restaurant londonien Fallow a créé un Rhubarb and Custard Spritz avec Renais Gin (le gin d’Emma et Alex Watson, fait avec des raisins de Cognac). Et le Rhum Spritz (rhum, Campari ou Aperol, orange sanguine, Prosecco) s’ancre durablement dans les bars français, selon DistilNews (mars 2026).

Deux cocktails à surveiller dans cette mouvance : l’Enzoni (gin, Campari, raisins frais écrasés, citron) et la Bicycletta (Campari, vin blanc, soda). Les ventes d’apéritifs ont progressé de 8% par an entre 2018 et 2023, avec une accélération prévue jusqu’en 2028.

Savoureux, épicé, umami : les profils aromatiques se nichent

La direction aromatique la plus discutée dans les sources anglo-saxonnes et françaises : le virage savoureux et umami. VinePair a interrogé 30 bartenders : algues (konbu, nori, wakame), miso, infusions de champignons, citrons fermentés (yuzu kosho, écorce de mandarine salée) et même fromage (mousse de parmesan) définissent les cartes 2026. Le MSG gagne du terrain comme assaisonnement de cocktails, selon Datassential. Le Liquid Insights Tour 2026 de Southern Glazer’s confirme ce mouvement dans les bars de Londres et Paris.

La tendance « swicy » (sweet + spicy) est tout aussi massive. Monin, le géant des sirops basé à Bourges, a construit toute sa stratégie printemps/été 2026 autour de ce concept. Leur nouveau Hot Honey Syrup, lancé en avril 2026 au Royaume-Uni, alimente un serve signature : le Hot Honey Picante Slushie (sirop Hot Honey + tequila + mix Margarita + coriandre). Les données Diageo montrent que les conversations autour du jalapeño ont bondi de 32% au Royaume-Uni et celles du chili de 36% aux États-Unis.

Les grandes familles de saveurs qui vont définir les menus de l’été :

Tropical : fruit de la passion (« va absolument définir 2026 » selon VinePair), goyave (lancement Malibu Pink), eau de coco (« partout en 2026 »), litchi, fruit du dragon. Passoã lance une campagne Sunset Tracker dans plus de 40 bars flagship dans le monde.

Agrumes rares : yuzu, calamansi, sudachi, orange sanguine. Les agrumes fermentés sont annoncés comme « la prochaine grande tendance cocktail » par les bartenders interrogés par VinePair.

Botaniques et floraux : pandan (« la vanille de l’Orient »), fleur de sureau, lavande, hibiscus, rose. L’aloé vera et l’eucalyptus émergent.

Thé et café : le hojicha (« va définir 2026 »), le matcha, et surtout le Carajillo (cocktail café-spiritueux espagnol) avec 55% d’intérêt consommateur selon Datassential, le score le plus élevé de leur liste de tendances.

Fermenté et vinaigré : cornichons, saumures, koji, amazake, kombucha, shrubs intégrés dans les highballs et cocktails remués. Lynn House de Heaven Hill Brands note que « le pickle se retrouve partout, des bitters aux cocktails complets« .

Le sans alcool atteint sa masse critique

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le marché mondial du sans alcool est projeté à 8,86 milliards de dollars en 2026, en croissance de 5,7% par an. Les spiritueux zero-proof ont affiché une croissance de 108% en volume en 2024 (NielsenIQ). La consommation d’alcool chez les adultes américains est tombée à 54% en 2025 (contre 67% en 2022). Et le « zebra striping » (alterner boissons avec et sans alcool dans la même soirée) est pratiqué par 78% des Gen Z.

Les marques françaises sont très bien positionnées sur ce créneau. French Bloom, le pétillant bio sans alcool fondé par Maggie Frerejean-Taittinger et Constance Jablonski, a sécurisé un investissement minoritaire de LVMH (Moët Hennessy) et lancé La Cuvée Vintage Blanc de Blancs à 109€, ce qui en fait le premier pétillant NA ultra-premium au monde. Triple lauréat du titre « Meilleur Pétillant Sans Alcool au Monde ».

JNPR Spirits propose des spiritueux NA distillés en alambic en cuivre (expressions N°1, N°2, N°3 plus une gamme VRMH orientée bartender pour les serves italiens), zéro sucre, zéro calorie.

Sober Spirits désalcoolise de vrais spiritueux français : leur Rhum a remporté l’Or aux Low & No Masters 2026 de The Spirits Business. Leur gin est produit en style London Dry à partir d’un vrai gin français, avec l’alcool extrait à Grasse, la capitale mondiale du parfum.

Citadelle 0.0 (Maison Ferrand) a été lancé en janvier 2026 en France et en Italie à 19,99€. Le procédé s’inspire de la parfumerie : hydrodistillation avec les mêmes botaniques que le Citadelle pleine force. Suze a lancé Suze Tonic 0.0%. Pernod Ricard enrichit ses portfolios avec Beefeater 0.0 et Cinzano Spritz 0%.

Sur le fonctionnel, les boissons aux adaptogènes sont projetées à 3 milliards de dollars d’ici fin 2026. Ashwagandha, lion’s mane, reishi, kava, kanna (une plante sud-africaine avec 38% d’intérêt consommateur chez Datassential) composent cette nouvelle pharmacopée liquide.

Des marques comme De Soi (Katy Perry), Aplós (+400% de croissance), Three Spirit et Recess structurent ce marché. Les boissons au THC dérivé du chanvre s’étendent aux États-Unis. Et la tendance vers des profils amers, peu sucrés, s’accélère, en partie sous l’influence de l’adoption des traitements GLP-1 et du mouvement wellness « fiber-maxxing ».

Les RTD sont le seul moteur de croissance de l’industrie

L’IWSR est formel : les RTD (ready-to-drink) constituent la seule grande catégorie d’alcool en croissance en 2026. Le marché mondial est valorisé à 37,7 milliards de dollars, avec une projection à 60,3 milliards d’ici 2036 (4,8% de CAGR selon Future Market Insights, février 2026). Les canettes représentent 39,2% des formats et la catégorie pèse déjà 3,5% du total alcool dans les marchés leaders, en route vers 9% du marché US d’ici 2029.

Les marques françaises s’activent sérieusement. Cointreau a lancé son tout premier RTD : le Cointreau Citrus Spritz, en bouteille de 750 mL, qui associe vin blanc français, Cointreau et agrumes naturels. En parallèle, Maison Cointreau a sorti des canettes Cocktail Twists (Margarita Original et Fruit de la Passion, 125 mL, 12,5% ABV), créées par la maître distillatrice Carole Quinton à Angers.

La Martiniquaise-Bardinet a lancé le premier RTD blended Scotch whisky : le Cutty Sark & Ginger Ale Highball, avec des déploiements été 2026 prévus au Canada, en Bulgarie et au Portugal. Pernod Ricard s’est associé à Coca-Cola pour les RTD Absolut Vodka & Sprite en Europe. Maison Perrier a lancé « Chic », des canettes de mocktails basses calories (Roséllini, Lemonjito, Daiqui’red) au Royaume-Uni.

Autres lancements à noter : Malibu & Dole RTD cocktails (4,5% ABV, 130 cal, zéro édulcorants artificiels, lancés en janvier 2026), les canettes MOTH Drinks Mangue et Fruit de la Passion Margarita (supermarchés UK, 3,99£/canette), le Peaceminusone Highball de G-Dragon (880 000 canettes vendues en 3 jours en Corée), et le Lucky One Vodka Hard Lemonade de Gallo (1 million de caisses en 7 mois).

Beer cocktails, vins à boire et hybrides : ça bouge !

Le radler et le shandy sont prêts au décollage selon The Drinks Business. La demande de faible ABV et l’innovation aromatique poussent les brasseries craft à se lancer : la britannique Siren Craft Brew a servi des lageritas au festival Taste of London, et la Jack’s Abby Blood Orange Wheat est passée de saisonnière à production toute l’année. Les bières inspirées cocktails (profils mojito, margarita, spritz, entre 3 et 4,5% ABV) représentent la frontière où culture bière et culture cocktail fusionnent. La Michelada reste un classique estival indémodable.

Le vin s’impose comme un vrai ingrédient de cocktail, et plus seulement un modificateur. German Cruz, du Red Rooster Harlem, le confirme dans VinePair. Les cocktails espagnols au vin (Kalimotxo, Tinto Verano, Rebujito) gagnent en popularité mondiale. Le frosé reste un format d’été puissant. Les cocktails au vermouth progressent, avec des chariots de service et des flights de vermouth qui apparaissent sur les menus des bars progressistes. Le Negroni Sbagliato (Campari + vermouth doux + vin pétillant) est passé du buzz viral à la carte permanente. Les rouges « à boire frais » se démocratisent.

Frosé. crédit : Instagram/bondfiremedia

Côté français, la tendance Crémant et Pétillant Naturel remplace le Champagne dans les occasions décontractées. L’utilisation du verjus (jus de raisin vert) par des marques comme OSCO comme alternative aux agrumes dans les cocktails (y compris des riffs sur la Margarita) mérite d’être suivie de près.

Les marques françaises occupent un terrain de fou !

La présence des marques françaises à travers le paysage des tendances 2026 est vraiment remarquable. Voici un inventaire consolidé, vérifié à travers plusieurs sources.

Spiritueux et liqueurs

Citadelle Gin (Maison Ferrand) a lancé les Citadelle Guardians, son premier concours cocktail centré sur la création terroir, avec finale au Château de Bonbonnet en Charente. Chartreuse (moines Chartreux, Voiron) reste la liqueur aux herbes la plus convoitée au monde, mais la pénurie a engendré un « boom de liqueurs vertes alternatives » (VinePair), dont Fontbonne (Bourgogne), qui a fait son entrée sur le marché américain.

Cointreau, Lillet, Suze, Dubonnet reviennent tous comme apéritifs rétro dans la mixologie contemporaine. Arty Spirits (Charente) propose Citroncello, Une Menthe et Tomato Spirit par macération artisanale. Awen Nature (Bretagne) produit un Triple Sec à l’orange sanguine, clémentine et bergamote. Pegasus Distillerie (Meursault, Bourgogne) fait une vodka et un gin terroir bio. Anaë Gin et L’Acrobate représentent le boom du gin craft français. Le whisky français, avec 150+ distilleries actives et +14% de croissance en volume, est une catégorie en soi.

Sans alcool

French Bloom (investissement LVMH), JNPR Spirits, Sober Spirits (Or aux Low & No Masters 2026), Citadelle 0.0, OSCO (bio, base verjus), Jardins, Maison Noirot, L’Alchimiste Drink (mocktails en bouteille par le mixologue Matthias Giroud), Infuse Me (dosettes d’infusion à froid pour mocktails), Djin, Ziane Gentiane. Bref, l’écosystème français NA est probablement l’un des plus riches d’Europe continentale.

Mixers et sirops

Monin (Bourges) est la marque de mixers la plus citée dans la presse trade britannique. Son rapport Spring/Summer 2026, basé sur la visite de ~400 établissements au Royaume-Uni, ancre la tendance swicy avec son Hot Honey Syrup.

Rhum Agricole AOC Martinique

Rhum Clément, HSE (Habitation Saint-Etienne) et Damoiseau figurent tous dans les recommandations cocktails du printemps 2026. La renaissance du rhum identifiée par GetBackBar se divise en deux courants : le « funky non vieilli » (rhums à haute teneur en esters jamaïcains et Rhum Agricole terroir) et le « vieilli raffiné » pour la dégustation.

Frozen, mini-cocktails et la texture comme nouveau terrain de jeu

Trois tendances de présentation définissent l’aspect visuel et tactile des drinks cet été.

D’abord, les formats glacés et frozen dominent le terrain Instagram. Le Bar Kabawa (NYC) sert un Daiquiri en glace pilée façon show, le Gus’ Sip & Dip (Chicago) propose un Dirty Martini en glace pilée, et les Espresso Martinis frozen, Cosmo slushies et frappes tropicaux pullulent. Kakigori, granita et formats slushy : tout est bon pour le feed 😉

Ensuite, le tiny cocktail continue de grandir. Des cocktails demi-format à demi-prix attirent 72% des 21-34 ans. Grey Goose a adopté la tendance du mini ‘Tini. Les flights de mini Martinis et le format « Snaquiri » (mini Daiquiri) viennent du rapport Bacardi et se retrouvent sur les cartes de Londres, Manchester et Paris. Sur le podcast DistilCast, les hosts qualifient ces formats de « snackables ».

Enfin, la texture devient un élément narratif. Mousses, gels, fat-washes, clarification au yaourt, milk punches et systèmes de carbonatation sur mesure sont désormais standard dans les bars pointus. Les garnitures comestibles (chips de parmesan, chips de wakame, crisps de sésame, fruits déshydratés) remplacent les tranches de citron décoratives.

Le clay-aging (tradition vinicole géorgienne), les distillats à l’évaporateur rotatif et les cold-foam toppings constituent l’avant-garde technique. Les cocktails qui changent de couleur grâce à la fleur de pois papillon et aux botaniques réactifs au pH font exploser les partages sur les réseaux.

Et côté consommation consciente ?

L’approvisionnement local est le thème durabilité n°1 dans l’enquête mondiale Bacardi auprès des consommateurs. Les bars utilisent des fruits et herbes régionaux pour réduire l’empreinte carbone : à Paris, Bisou fonctionne avec un programme cocktails sans carte, zéro déchet (couvert par DistilNews). Au Royaume-Uni, Penrhos Spirits produit un Wonky Strawberry Gin à partir de fraises difformes dans des bouteilles en aluminium recyclé (limité à 3 000 unités). Diageo teste des bouteilles à base de papier pour Baileys et Johnnie Walker. Les eaux de cactus et de figue de Barbarie se positionnent comme alternatives éco-responsables à l’eau de coco.

Côté packaging, les canettes en aluminium sont préférées pour leur recyclabilité, leur légèreté et leur moindre charge en Responsabilité Élargie du Producteur (REP). Kingsland Drinks a investi dans une ligne de mise en canettes haute vitesse à 26 millions de canettes par an dans son usine de Salford. Le format Tetra Pak émerge via VK Squashka (Royaume-Uni), qui ressemble davantage à un carton de lait d’avoine qu’à un RTD classique.

En France, la réforme de la taxe sur les boissons sucrées (janvier 2026), avec une structure à trois paliers allant jusqu’à 35 centimes par litre pour les boissons les plus sucrées, pousse la reformulation vers des profils moins sucrés sur l’ensemble du marché intérieur.

Ce qu’il faut retenir pour l’été 2026

Trois observations se dégagent de cette recherche, et aucune n’est évidente quand on lit les sources individuellement.

La vraie compétition cet été n’oppose pas les cocktails entre eux : elle oppose les occasions de consommation. Le glissement vers le boire d’après-midi et de début de soirée (ce que Bacardi appelle « l’Afternoon Society ») restructure tout, de la verrerie à l’ABV en passant par les profils aromatiques. Un Garibaldi à 17h demande un raisonnement différent d’un Dirty Martini à 23h. Les établissements et les marques qui pensent « moment de journée » gagneront.

La France détient un avantage asymétrique sur les deux segments en plus forte croissance : le sans alcool et les liqueurs artisanales. La combinaison du savoir-faire parfumerie (l’hydrodistillation de Citadelle 0.0, l’extraction grassoise de Sober Spirits), de la crédibilité terroir (Rhum Agricole AOC, Cognac, Chartreuse) et d’une génération de nouveaux fondateurs (French Bloom, JNPR, OSCO, Infuse Me) confère aux marques françaises une autorité culturelle que les concurrents anglo-saxons peinent à reproduire.

La direction savoureux-umami n’a rien d’une niche : c’est un changement structurel qui s’éloigne de la culture cocktail dominée par le sucre, en phase avec les consommateurs soucieux de leur santé, les tendances GLP-1 et la demande « moins sucré » que Mintel identifie en France et en Allemagne. Les Martinis au miso et les Negronis aux algues semblent avant-gardistes aujourd’hui. D’ici l’été 2027, ils seront probablement des classiques de carte. Les marques et bartenders qui expérimentent maintenant, que ce soit avec le Hot Honey de Monin ou les agrumes fermentés prédits par VinePair, construisent le vocabulaire de ce qui vient après.

Données issues de 80+ sources internationales publiées en 2026 : SUPERPOTION™, Bacardi Cocktail Trends Report, NielsenIQ, Datassential, IWSR, Southern Glazer’s, The Spirits Business, VinePair, The Drinks Business, BarMag, DistilNews.

FAQ

1920 1280 Ludovic Mornand

Ludovic Mornand

Fondateur de l'agence de design Studio Blackthorns et du media SUPERPOTION™. Ludovic est le fondateur et directeur de Studio Blackthorns et SuperPotion™. Il anime les émissions SuperPotion™, The Bottlefield Show et 1000 Hectos, toutes les trois spécialisées dans le secteur de la boisson. « À travers ce podcast, à la fois fun et enrichissant, j’ai souhaité marquer mon empreinte d’expert dans le secteur de la boisson alcoolisée et non-alcoolisée en invitant des professionnels de l’industrie : brasseurs, distillateurs, vignerons, cavistes, journalistes. Mon but est d’apporter de l’inspiration à ces acteurs de la filière Potions pour les aider à sans cesse se renouveler. C’est ainsi qu’est né le podcast SuperPotion™, une émission divertissante et empreinte de nostalgie pop-culture pour les années 90s. SuperPotion, un élixir d’innovation pour sublimer toutes vos boissons ! »

Articles publiés par : Ludovic Mornand
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